D'où Nous Venons

Où Nous Voulons Rester

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Territoire Shawi
Chaîne de montagnes Cordillera Escalera

Le territoire traditionnel Shawi est situé dans la forêt nuageuse de la chaîne de montagnes Cordillera Escalera, à l'ouest de ce qui est maintenant connu comme Yurimaguas. Il faut quatre heures de route sur des chemins de terre depuis Yurimaguas, et chaque communauté met plusieurs heures à marcher entre chacun. 

 

Sur la carte ci-dessus, le groupe de communautés en haut à gauche est où les Shawi vivent et notre projet se situe. 

Notre Histoire

Ethnohistorical data show the Shawi people have been occupying the Paranapura Basin and it's tributaries between the Maranon and lower Huallaga rivers since at least 1644.

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Les données ethnohistoriques montrent que le peuple Shawi occupe le bassin Paranapura et ses affluents entre les rivières Marañon et le cours inférieure du Huallaga depuis au moins 1644. Nous n'avons pas de traduction exacte du mythe de la création Shawi. Comme de nombreuses mythologies indigènes, leur histoire est que le peuple est né à partir d'une plante - dans ce cas une arachide crue, ou ''shawa-huita'', en langue Shawi. Les personnes âgées étaient identifiées comme ''campo piyapi'' ou simplement ''les nôtres''.  

 

Tandis que les Shawi ne conservent pas de registres de combien de temps ils sont exactement là où ils se trouvent maintenant, leur récit oral sur les raisons pour lesquelles ils existent en tant que peuple remonte à ''il y a très longtemps, quand il y avait beaucoup de jaguars et de jaguars noirs ainsi que l'Amazonie n'était pas pluvieuse mais seulement sèche''. Le climat difficile a motivé les vieux habitantes Shawi à renforcer les relations sociales et à développer des pratiques rituelles pour éviter les menaces et maintenir la vie humaine en vie. 

La Distribution des Shawi

Les commuanutés du Projet Shawi sont un petit groupe de 880 personnes qui ont résisté à la colonisation. 

 

Les Shawi dans leur ensemble sont parmi les plus touchés par les missionnaires et les envahisseurs. Il y a 12,997 personnes dans la région qui s'identifient comme Shawi bien que beaucoup se soient occidentalisées et christianisées, louant leurs terres à des métis et déménageant dans des petits villages ou villes. Ces terres ont maintenant été fortement endommagées par la déforestation et les mauvaises pratiques agricoles. Beaucoup appellent les terres maltraitées des ''sols pauvres sans nutriments''. 

 

Le groupe de ''nos'' Shawi résidait principalement dans les montagnes de San Martin, et à cause de leur emplacement difficile à atteindre, les missionnaires ne les atteignirent pas aussi tôt que ceux près de Loreto et Yurimaguas. Ces Shawi partagent et conservent encore leurs traditions culturelles, malgré les missionnaires chrétiens de la région qui ont diabolisé le chamanisme Shawi depuis 1950 les obligeant à abandonner leur pratiques traditionnelles ainsi qu'encourager toutes les pratiques traditionnelles à être considérées comme ''du diable''. Plusieurs hommes Shawi ont été brutalement assassinés ces dernières années après avoir été accusés de ''pratiques démoniaques''.

 

Pour cette raison, le chamanisme Shawi et ses pratiques sont gardés secrets et de nombreuses cérémonies traditionnelles ne se développent plus. Parmi ceux qui ont eu plus de pression de la part des missionnaires, étrangers et métisses, il est considéré comme attirant et puissant de ''paraître moderne'' et ''d'agir moderne''. Ces différents groupes de Shawi (traditionnels, moins traditionnels y occidentalisés) interagissent en quelque sorte - les aînés et les dirigeants ainsi que les jeunes cherchent à interagir.    

 

L'un des objectifs de notre projet est de renforcer notre petit groupe Shawi non christianisé (nous les appellerons Shawi de San Martin) de devenir économiquement et technologiquement autonomes - afin qu'ils puissent être fiers de leur culture et ne pas se sentir obligés de s'en débarrasser pour avoir du succès. 

 

Pendant que la modernisation et la connection du monde occidental peuvent avoir un impact certainement sur les futures générations, nous espérons qu'elles puissent décider par elles-mêmes quels aspects de leurs croyances changer et quoi garder - plutôt que de leur imposer. 

Pratiques Culturelles et Rituels

Vivant dans l'Amazonie et coexistant avec les esprits de la forêt, beaucoup de soin a été pris pour protéger le clan - en particulier les enfants - des mauvais esprits. Il y a une hiérarchie d'esprits, du plus puissant au plus accessible, et il est considéré comme important de ne pas ''traverser'' un esprit puissant d'une rivière ou d'une colline puisqu'on pourrait tomber malade ou mourir. 

Les aînés sont toujours très présents, surtout avec les bébés et les enfants pour éviter qu'un mauvais esprit ne vienne vers eux. Ils fument toujours des ''Mapachos'' (un tabac de l'Amazonie) pour se protéger et souffler de la fumée protectrice sur les corps des enfants. Les anciens invoquent les esprits en fonction de l'emplacement du clan et s'ils ont un clan fluvial ou un clan montagnard. 

 

Dans l'ancien temps, les Chamans utilisaient des puissantes plantes médicinales pour protéger leur clan, soigner les maladies et éviter les mauvais esprits, pourtant ces pratiques ont cessé d'être pratiquées au point de disparaître. 

 

La relation entre enfants et adultes était très cérémonielle. Dès la naissance d'un enfant, un adulte était invité à couper le cordon ombilical. Plus tard, plus âgé, un adulte serait invité à peindre cérémonieusement le visage d'un enfant (garçons), ou talons et jambes (filles).  

 

Les cérémonies de passage à l'âge adulte pour les garçons et les filles impliquaient des tests et des défis. Une partie du rituel pour les filles était récolter du coton, le filer et tisser la jupe traditionnelle que vous pouvez voir ci-dessous.

Notre Monde

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Les territoires Shawi n'ont jamais eu de frontières précises, mais à cause de l'aménagement du territoire imposé par le gouvernement, des milliers d'hectares que les Shawi avaient pendant des siècles ont été perdus à cause de l'exploitation minière et forestière illégales dans la région. Pour plus d'information sur la société minière canadienne cliquez ici: Ces incursions ont détruit l'habitat des animaux et les ont effrayés, et ont également menacé directement la vie des Shawi. Par conséquence, la chasse est devenue difficile et la viande de brousse limitée pour se nourrir puisqu'on ne la trouve plus. Ce sont les principales raisons pour lesquelles les Shawi ont décidé de se rattacher au monde occidentale et de commencer à s'adapter.  

 

Bien que les Shawi aient été confrontés à de nombreux défis due à la conquête espagnole en 1492, des ‘’patrons’’ espagnols, des planteurs, des jésuites, des missionnaires évangéliques, des bûcherons et des mineurs, leur société et leur culture continuent d'être forts. Bien que les Shawi aient confiance sur leur environnement naturel pour subvenir à la plupart des besoins élémentaires, ils sont préoccupés par le changement climatique qui a provoqué la perte de ressources naturelles, le déclin de la population de gibier sauvage et des poissons qui devient de plus en plus critique. La présence de colons dans leur territoire génère beaucoup de pression, de même qu'il y a une érosion de plus en plus intense de ses sols. 

 

Une gestion inadéquate des fermes a un impact négatif sur l'environnement, ceci lié à l'exploitation forestière, l'exploitation minière et le pétrole dans leur zone.

Les colons et métisses les appellent avec mépris ''indiens'' parce qu'ils vivent dans une ''ambiance pauvre''. Cependant les Shawi ont persisté à conserver leur coutumes, célébrer leurs traditions, leur langue et leur culture. Tisser, décorer et porter leurs jupes traditionnelles ''pampanilla'' est une source de fierté pour les femmes Shawi. 

 

Leur longue histoire en tant que gardiens importants de la biodiversité de la région de Cordillera Escalera, et leur dévouement au maintien de la santé de cet écosystème, en font des alliés stratégiques dans la protection de l'Amazonie pour le bien-être de chacun sur notre planète. 

 

Le gouvernement du Pérou a protégé une partie de leurs terres en les définissant comme une réserve, mais il reste encore du travail pour s'assurer que les Shawi aient des droits sur leur territoire et soient protégés de l'intervention illégale et des menaces de pollution.